À l’origine d’Olandria
Derrière Olandria, il y a une histoire très réelle.
Avant les forêts enchantées
Avant les forêts enchantées, les créatures et les histoires venues d’un autre monde, il y avait simplement une femme qui aimait fabriquer des savons. Et surtout, il y avait une infirmière.
Pendant dix ans, j’ai travaillé à l’hôpital, en oncologie, dans un centre de lutte contre le cancer. Ce métier m’a appris énormément sur les autres, mais aussi sur ce qui compte vraiment lorsque le temps manque.
J’aimais prendre soin des personnes de manière personnalisée. Certains avaient besoin de parler, d’autres de silence, parfois simplement d’une présence ou d’une main posée sur une épaule. J’aimais aussi rassurer les familles, expliquer, transmettre, donner des conseils qui pouvaient aider quelqu’un à mieux vivre avec sa maladie ou à retrouver un peu de prise sur ce qui lui arrivait.
Prendre soin, pour moi, n’a jamais signifié faire exactement la même chose pour tout le monde : c’est écouter d’abord, puis chercher ce qui peut réellement faire du bien à cette personne-là.
Puis j’ai commencé à fabriquer des savons
Au départ, Olandria n’existait pas. Je fabriquais simplement des savons pour le plaisir. J’aimais travailler avec les plantes, réfléchir aux compositions, mélanger des matières qui, quelques heures plus tôt, n’avaient rien à voir avec l’état final et qui finissent pourtant par devenir un véritable savon.
Mes premiers savons étaient loin d’être ceux que je fabrique aujourd’hui. J’utilisais notamment des fragrances et des micas, et je les voyais comme une première étape : une manière de découvrir le savon artisanal sans demander à quelqu’un de passer du gel douche industriel au savon parfaitement brut du jour au lendemain.
Puis j’ai appris, j’ai affiné mes formulations, choisi mes matières premières avec davantage d’exigence et compris peu à peu ce que j’avais vraiment envie de proposer. Car plusieurs personnes ont commencé à me demander mes savons (et cela reste un cadeau de Noël top !).
Alors l’idée a grandi.
L’Irlande est arrivée au même moment
L’Irlande est mon pays de cœur. J’ai souvent l’impression d’être née au mauvais endroit : j’aime ses paysages, sa lumière, ses histoires, ses créatures, ses anciennes croyances et cette manière qu’elle a de laisser une place au merveilleux dans les choses les plus ordinaires. Même sa pluie me plaît, c’est dire !
Après avoir quitté l’hôpital, nous sommes partis vivre là-bas tous les quatre pendant un an, avec mes filles et mon mari. Je voulais prendre le temps de mettre Olandria sur papier, alors quoi de mieux que de vivre au cœur du pays qui l’avait inspirée ?
Cette année-là a profondément nourri le projet. Les chemins parcourus, les forêts, les rencontres, les histoires, les paysages et tous ces petits moments où l’on se sent bien ont peu à peu donné une forme à mon univers.
Je crois qu’au fond, l’Irlande est un peu mon Olandria à moi.
Et puis Olandria a commencé à prendre vie
Le nom lui-même a une histoire très personnelle. Olandria est né d’un mélange des prénoms de mes deux filles. Je voulais un nom qui sonne comme un lieu magique, quelque chose qu’elles pourraient entendre un jour et se dire que la savonnerie de leur maman porte, quelque part, un petit morceau d’elles. Car si j’ai décidé de créer cette entreprise, c’est aussi pour une raison beaucoup plus simple : je voulais pouvoir profiter davantage de ma famille.
Olandria s’est donc construite entre deux choses qui me sont essentielles : prendre soin des autres et retrouver du temps pour ceux que j’aime.
Pourquoi une histoire autour des savons ?
Parce qu’un savon est un objet très simple, mais qu’il revient dans notre quotidien presque tous les jours, et c’est justement ce qui m’intéresse.
Nous avons pris l’habitude de courir après le temps, de remplir nos journées jusqu’au dernier espace disponible et de repousser sans cesse le moment où nous pourrons enfin souffler. Nous travaillons pour pouvoir nous offrir des choses dont nous n’avons parfois même pas le temps de profiter.
Alors je ne crois pas qu’il faille tout bouleverser du jour au lendemain, mais je crois plutôt aux petites parenthèses.
Quelques minutes sous la douche, un coucher un peu moins pressé, une balade en forêt, un repas préparé avec attention, un moment où l’on écoute vraiment quelqu’un au lieu de réfléchir à ce que l’on devra faire ensuite… C’est peu, mais c’est déjà quelque chose.
Et parfois, c’est justement par ces petits gestes que l’on recommence à prendre soin de soi.
C’est aussi là qu’est née la magie d’Olandria
Pour moi, la magie n’a jamais vraiment ressemblé à celle des livres. Je suis profondément attachée aux plantes, aux animaux, aux saisons, aux symboles et à tout ce qui nous relie au monde qui nous entoure. Je célèbre les saisons, je fais des petits rituels, je cuisine parfois avec une intention particulière et je trouve fascinant ce que nos croyances peuvent changer dans notre manière de vivre les choses.
Je ne pense pas qu’une rune gravée dans un gâteau transforme miraculeusement le monde, mais si elle me fait préparer ce gâteau avec amour, penser à quelqu’un que j’aime et prendre le temps de le partager avec lui, alors quelque chose s’est bien passé.
C’est cette magie-là qui m’intéresse. Une magie douce et bienveillante, qui nous fait regarder autrement ce que nous faisions déjà.
Alors la Gardienne m’a trouvée
Dans l’histoire d’Olandria, la Gardienne veille sur l’unique passage qui relie les deux mondes.
Elle cherchait quelqu’un capable de porter son message auprès des humains. Pas quelqu’un qui chercherait à s’approprier la magie, ni à en faire quelque chose pour elle-même, mais quelqu’un qui comprendrait que le merveilleux n’a de sens que lorsqu’il permet de prendre davantage soin du monde qui nous entoure.
Alors elle m’a mise à l’épreuve : elle a sondé mon cœur, ma façon de regarder les autres, mes intentions et ce que je ferais de ce qui me serait confié.
Je n’ai pas été choisie parce que je savais déjà tout, j’ai été choisie parce que j’étais prête à écouter.
Des savons, des plantes et un peu de magie
Aujourd’hui, je formule et fabrique chaque savon moi-même, du choix des matières premières jusqu’à l’emballage.
Je travaille lentement, notamment avec la saponification à froid, parce que cette manière de faire correspond à ce que je veux défendre : prendre le temps de choisir, de fabriquer et de laisser les choses évoluer naturellement.
Les matières premières végétales sont toutes certifiées biologiques, le miel du Morvan est en agriculture raisonnée. Je cherche les plus français et locaux, sans renoncer à ceux qui sont indispensables à la qualité d’un savon, même lorsqu’ils viennent de plus loin. Le karité et l’huile de coco, par exemple, sont là aussi parce que je sais qu’un savon qui mousse généreusement est une transition plus facile pour beaucoup de personnes.
Chaque composition est pensée pour être cohérente avec ce que raconte le savon : la douceur, l’équilibre, le lâcher-prise, le soin…
Olandria, finalement, c’est peut-être simplement ça
Un monde imaginaire sous les racines de l’Irlande, des savons fabriqués avec des plantes et beaucoup de soin, des histoires de créatures qui parlent de choses très humaines.
Et l’envie de rappeler, sans donner de leçon, qu’il est encore possible de ralentir un peu. Pas partout, pas tout le temps, mais juste assez pour recommencer à ressentir.
Alors si vous êtes arrivé jusqu’ici, j’espère que vous avez compris une chose : derrière Olandria, il n’y a pas une grande marque qui prétend savoir mieux que vous comment vivre.
Il y a simplement quelqu’un qui aime profondément prendre soin des autres, qui apprend encore à prendre soin d’elle-même, et qui a décidé de transformer tout cela en savons, en histoires et en petits moments de douceur.
Bienvenue à Olandria. Je suis heureuse de vous y avoir trouvé.